Bio/Démarche

Photographe : Marc-Antoine Roberge

Née à Shawinigan, mère de trois garçons, passionnée par les arts et mordue de randonnée, Caroline Potvin se démarque par son habileté à mélanger plusieurs de ses passions afin de créer ses œuvres. Que ce soit en intégrant des symboles qui la font vibrer ou en mettant en lumière des sujets qui l’animent, son art a toujours une grande signification pour elle.

Œuvrant depuis 2010 sous le pseudonyme de Poupeline, ses premières œuvres étaient des créations textiles variées et son pseudo se veut un clin d’œil à un type de tissus : la Popeline. Au fil des années, cette artiste multidisciplinaire avide de nouvelles connaissances s’est perfectionnée en couture, gravure, calligraphie, mosaïque, poterie, peinture, dessin et sérigraphie. Elle s’intéresse également aux nouvelles technologies, telles que la découpe numérique (CNC), la réalité augmentée, l’animation en stop motion, le mapping vidéo ainsi que l’impression DTF.

Au début 2020, alors que la pandémie frappe de plein fouet, le confinement obligé déclenche chez l’artiste un déclic qui lui donnera enfin l’envie de partager son art sans aucunes contraintes.

Pendant les années 2020-2021, elle travaillera en collaboration avec la céramiste Annik Doucet de l’Atelier Terramiel. Au fil de ces deux années elle gravera plus de 500 pots en argile avec des motifs de Chats, de Montagnes et de Vélos (aussi appelés vélos-saucisses en raison de leur forme allongée). Cette collaboration sera une très belle école pour Poupeline, car chaque gravure est exécutée à main levée sur une poterie fragile, de forme arrondie, dont le format et le poids varie. Comme un tatouage, impossible d’effacer les erreurs : il faut donc oser, avoir confiance et bien visualiser chaque dessin. Ces poteries gravées sont vendues chez plusieurs commerces de la région. Merci à Annik Doucet, La brûlerie Mékinoise, Le 2800 du Parc, Jules Fromages & Convives, Le Marché Grandes-Piles, Le Salon des Métiers d’arts de Trois-Rivières et EMA.

C’est grâce aux poteries qu’entre en scène la photographe Emilie Duchesne (merci tellement!!!), qui découvrira Poupeline lors d’une séance photo de poteries. Elle la contactera à l’été 2021 pour l’inviter à participer à un projet de marquage urbain dans le centre-ville de Shawinigan, on lui attribuera un escalier de ciment, 3 sections, 32 marches! Voilà que prend forme « Le Mont Escalier », un clin d’œil à toutes ces randonnées qu’enfile Poupeline chaque weekend. C’est à ce moment que Poupeline comprend un sens encore plus profond de sa citation favorite : « Rien n’arrive pour rien ». Alors qu’on utilise souvent cette citation lorsque ça va mal et qu’on veut rassurer quelqu’un, lorsqu’on analyse le fil de ces évènements qui se succèdent, on constate que chaque projet mène à un autre projet, que chaque œuvre en inspire une autre, que chaque rencontre peut mener à d’autres rencontres, que rien n’arrive pour rien. RIEN/RIEN

L’année 2022 fut ponctuée de murales et de marquage urbain, elle y a trouvé une véritable passion. Le collage revient souvent dans ses créations, sous diverses formes et techniques. Elle a également dirigé la projection et le mapping vidéo de deux murales de Shawinigan, développant par le fait même beaucoup d’expérience dans le domaine. Après un été bien remplis, l’hiver 2022-2023 est excitant, loin d’être un repos, ce sera plutôt l’élaboration des futurs projets !